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Ce sont ces plusieurs centaines de
bijoux en " Callaïs " trouvés près des rivages
du golfe du Morbihan, principalement dans les tombes mégalithiques.
J'ai cherché une bonne définition de cette pierre précieuse
qui servait à faire des colliers et des pendentifs, la plus belle
description est celle qu'a fait Pline le naturaliste : " La Callaïs
est d'un vert pâle
d'une grosseur remarquable, mais pleine
de trous et impureté
.
On taille ces pierres pour leur donner la forme convenable, d'ailleurs
elles se cassent aisément. Les plus estimées pour leur couleur
sont celles qui ont la couleur de l'émeraude. Plus elles sont belles,
plus aisément elles perdent leur couleur par huile, les parfums
liquides et les vins
Au contraire, les moins belles se conservent
mieux. "
Pour le grand archéologue Louis Siret, les bijoux de callaïs
que l'on trouve en Europe occidentale, ceux innombrables de Bretagne,
et d'autres trouvés dans les monuments mégalithiques d'Espagne,
ne peuvent venir d'orient et sont liés à l'exportation de
l'étain, car cette pierre dure - plus ou moins parente pauvre de
la Turquoise - existait probablement à l'état brut, dans
les gisement stannifères.
D'autres archéologues pensent que la source des callaïs est
la région du Morbihan elle-même et que le gisement local
n'a pas encore été " redécouvert ".
Toutefois, le fait que l'on trouve des callaïs dans le Morbihan et
en Espagne prouve une fois de plus qu'il y a eu des échanges par
voies maritimes, avant même les Phéniciens, entre ces deux
régions atlantiques.
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