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Nouvelles gemmologiques concernant les CORINDONS :
Caractéristiques des corindons
 

- Une nouvelle technique de polissage de saphirs consiste à polir des facettes concaves dans le pavillon.
Cette technique donne plus de brillance vue au travers de la table (G & G Automne 2000).


- Encore aujourd'hui, des rubis et saphirs Verneuils sont produits à Chantanaburi en Thaïlande. Les boules sont ensuite chauffées et plongées dans de l'eau pour provoquer des fissures. Elle sont ensuite " concassées " en vue d'obtenir de petits fragments taillables ; ceux-ci sont ensuite chauffés dans un four au kérosène, pendant deux jours dans un liquide incolore non spécifié. Le procédé est clôturé par un chauffage de un jour, dans un autre four, à acétylène. Ce traitement génère des " ailes de mouches " artificielles. Les indices d'identification clés sont toujours les lignes et zones de couleurs courbes, des réseaux de fractures colmatées en forme " d'échiquiers " et une plus grande réaction aux UVC.(G & G Winter 2000)



- Au début de la décénnie 90, de nombreux saphirs "diffusés" ont été répandus sur le marché. Un nouvelle méthode de diffusion profonde ayant été mise au point. Toutefois, après avoir été relativementy bien acceptée par la profession ; vers 1995 l'intérêt a fortement diminué devant l'ambiguité de la divulgation du traitement ou non aux clients, et de multiples incidents de mélange avec des saphirs non traités.
Le meilleur moyen d'identification est l'immersion dans l'iodure de Méthylène montrant la concentration de couleur le long des arêtes, une coloration par plaques de la surface et un plus grand relief que les pierres non traitées.
Cependant, il semblerait qu'une nouvelle méthode de diffusion ne permettrait plus de voir ces concentrations de couleur, les pierres ne devant plus être repolies après diffusion.
La couleur "stagnant" dans les inclusions atteignant la surface et dans les cavités ainsi que le plus haut relief sont toujours détectables.
Un nouveau développement de ce traitement des saphirs est par diffusion "rouge", souvent appelés "rubis traités par diffusion", qui a piégé de nombreux marchands réputés de Bangkok croyans que ces rubis étaient "simplement chauffés".
L'identification en immersion décèle une répartition des couleurs par plaques, concentration le long des arêtes, haut relief, I.R. très élevé et fluorescence blanc-bleuté à blanc-jaunâtre sous U.V.C..(G & G Winter 2000)


- La majorité des ynthèses sont hydrothermales (solution aqueuse sur cristaux arientés) dont une des caractéristiques typiques sont des structures de croissance en zig-zag ou "chevron" (identiques aux émeraudes). On continue à fabriquer énormément de "Flame Fusion" Verneuil.
Le laboratoire du GIA est péniblement surpris de recevoir à analyser de nombreux rubis contenant de spectaculaires bules et lignes courbes.
Depuis la mort de P. Krischka vers le millieu de la décennie, la production de ses synthèses semble avoir été interrompue à Steyr en Autriche.
(Pour mémoire, inclusions typiques biphases vitreuses).
Il s'est avéré que le moyen le plus efficace d'identification des rubis synthétiques est la chimie des "Trace Elements" par l'Energy Dispersion X-Ray Fluorescence (EDXRF). Pratiquement toutes les synthèses actuelles peuvent ainsi être identifiées.(G & G Winter 2000)


- Novosibirsk produit quantité de couleurs variées en saphirs, mais leur valeur économique reste à prouver.
Des pierres roses produites par l'Union Carbide fluorescent bleu aux U.V.C., permettant une identificat-ion facile de la synthèse.
La séparation entre corindons incolores naturels et synthétiques lorsque aucune inclusion ni lignes courbes ne sont décelables peut être effectuée en recherchant les "Lignes de Plato" en lumière polarisée, indicatif de la synthèse.


- Il a été signalé des rubis radioactifs en Indonésie, mais le GIA n'a pas pu faire rapport.
Ils sont de couleur rouge-brun et revêtus partiellement d'une couche noire d'origine inconnue. A part ces deux éléments, on ne connaît pas d'autres moyens d'identification hormis le compteur Geiger.


- La manipulation de quartz chauffés en vue de provoquer des fractures et ensuite teintées de rouge date de plusieurs centaines d'années.
Cette décennie a vu nombre de saphirs pâles teintées en rouge, parfois également après chauffage.
L'identification du traitement réside sopuvent en une répartition irrégulière de la couleur, une fluorescence jaune concentrée aux fractures teintées, l'abscence de la fluorescence normale des corindons et de la ligne Cr typique des rubis..
Des perles rouges ont tout simplement réagi en déteignant à l'acétone.


TEST de Dr Z. PLATO :
Après avoir déterminer l'axe optique au konoscope / polariscope, la pierre est observée au microscope en grossissement 20-30 X en immersion dans de l'iodure de méthylène ET entre filtres polarisants croisés, dans la direction de l'axe optique.
Si deux séries de lignes s'intersectant à 60° sont visibles, la pierre est un corindon Verneuil synthétique.
De même, les U.V.C. peuvent déceler les "lignes courbes".
Il existe un testeur permettant de distinguer la transparence aux U.V.C. : les pierres naturelles sont opaques tandis que les synthèses sont transparentes. (G & G Winter 2000)


 
 
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