Nouvelles gemmologiques concernant

le DIAMANT :

Dernière nouvelles le : 26-Sep-2003
Caractéristiques du diamant.
 

 

 

- Comme plusieurs guerres civiles en cours en Afrique sont financées par le diamant, (dont Sierra Leone et Angola), deux sénateurs américains ont proposé d'analyser les pierres en provenance de ce continent pour en déterminer l'origine.
Cet exercice est possible pour les pierres de couleurs grâce aux différentes inclusions, et plus spécialement pour les rubis et saphirs car il existe des banques de données en référence.
Toutefois, le " Testing Center " aux USA à besoins de plusieurs heurs voire plusieurs jours en vue d'obtenir un max de 90% de résultats par pierre.
Malheureusement, une telle base n'existe pas pour le diamant.
Même si certaines caractéristiques d'origine sont statistiquement connues, les preuves formelles ne sont pas possibles.
Les diamants cubiques sont communs en ex-Zaïre et relativement rares ailleurs.
Une grande proportions des diamants type IIa (càd sans présence significative de N) viennent de la mine Premier en Afrique du Sud.
Des diamants avec une " peau " verte sont abondants au Botswana.
La mine Argyle en Australie produit des diamants rose et bruns foncés (note perso : possibilité de matière première des diamants GE POL) et les bruts de Russie sont généralement en octaèdres plats avec arêtes tranchantes.
Lorsque la pierre est taillée, ces identifications disparaissent et l'analyse des inclusions n'est pas fiable.
De plus, en Angola, la plupart des diamants sont dans des couches alluvionnaires dont la source peut même être dans d'autres pays.
Dès lors, l'espoir d'un embargo sur certaines productions de diamants n'est pas pour demain.
G & G Hiver p208.


- Des diamants présentaient des inclusions en formes hexagonales, il s'agit en fait d'accumulation de minuscules inclusions emprisonnées pendant la croissance. Cette configuration insolite est probablement due au fait que ces inclusions auront été enclavées le long des bords d'un hexoctaèdre, stade fréquent dans la croissance des diamants. (G & G automne 2000)


- Des pierres noires, taille brillant, présentaient une teinte bleu/vert très foncée typique des diamants irradiés noirs. Cependant, au microscope, un fort doublage prouva la bi-réfringence. De nombreux " cheveux " et le PS de 3,20 ont permis de conclure qu'il s'agissait de moissanite. (G & G automne 2000)


- De Beers a produit des diamants bleus (Types Iib) atteignant 5,1 cts. Cependant, une phosphorescence de longue durée aide à les distinguer des diamants naturels, généralement inertes. De même, la présence d'inclusions métalliques sous forme de tablettes épaisses, le long des zones de croissance. Ces inclusions peuvent provoquer du magnétisme variant selon leur nombre. Les zones de couleur de ces synthèses présentent de bords très nets, au contraire de la coloration plus homogène des naturels.


- Pour le diamant, le meilleur indice de colmatage est encore l'effet de "Flash" de couleur. Aux U.S.A., un vent de panique a soufflé en 1993 lors de plusieurs procès pour "non divulgation" du traitement par des bijoutiers. Deux bijoutiers de St Louis ont été ruinés et un s'est suicidé. Avant toute réparation de bijoux non déssertis, les bijoutiers doivent être certain du NON colmatage, car les "fillers" ne supportent pas la challeur. On cite le cas d'un diamant de 3 cts devenu quasiment opaque et d'un autre où le produit a litéralement bouilli hors de la pierre, pour se déposer sur la table.


- Le problème des traitements des diamants par le procédé HPHT ( Haute Pression, Haute Température), est la difficultéé de le déceler sans instruments de photoluminescence spectrale, hors de portée du commun des gemmologues. Certaines "indications" non diagnostiques sont des marques restant du brut soit grénées soit givrées, ou des fractures givrées ou graphitisées atteignant la surface.
Trèss difficile à constater par tout un chacun sinon très expérimenté.


- L'irradiation des diamants pour améliorer ou provoquer de la couleur est généralement appliquée à des pierres taillées. L'identification par les instruments de gemmologie est difficile. L'utilisation au microscope de lumière diffuse transmise et l'immersion dans l'Iodure de Méthylène est souvent une aide pour déceleer des zones de couleur dans les diamants bleus ou verts.
Souvent, les diamants roses ou roses pourpres ne présentent pas ces zones. Par contre, aux UVC et UVL, une fluorescence orange craieuse brillante est diagnostique ainsi que des lignes nettes au spectroscope à 595, 617 et 658 nm (jaune, orange, rouge). Vu l'émergence des diamants roses d'Australie, l'apparition de diamants roses irradiés est de plus en plus fréquente.
Des diamants verts très foncés, apparaissent noirs (les noirs naturels sont gris foncés) sont traités dans des réacteurs nucléaires et leur radioactivité résiduelle rendent certains spécimens invendables pour 40 ans.
Les diamants rouges traités, présentent aux U.V.C. une forte "croix" verte au centre de la pierre entourée d'un faible couleur orange. ( G & G Winter 2000)

- Le plus gros diamant noir taillé du monde s'est vendu il y a


peu pour la modique somme de 75 millions de $. Cette pierre rectangulaire coins cassés de 489,07 carats n'a pas encore été baptisé d'un nom particulier. Son nouveau propriétaire pourra donc le faire à son gré. (Le Soir, 2-7-22).


Voir également : Tableau des caractéristiques du diamant et de ses pincipales imitations.

 

 
 
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