|
Les
péridots des pallasites.
D'où proviennent ces péridots ?
Les olivines sont des silicates de
fer et de magnésium, très abondants également dans
les roches volcaniques. En réalité, on doit parler du groupe
de l'olivine car il y en a toute une série. La composition de l'olivine varie
avec la nature de la chute mais la moyenne approche 65% en forstiérite,
l'olivine magnésienne. Ses nodules sont enchâssés
dans un réseau métallique continu (35% en moyenne). Ce métal
est essentiellement constitué de fer. Le nickel est en proportion
plus faible, par exemple de 5% à 15%. L'analyse des météorites
montre que les olivines se forment probablement à la frontière
intérieure du manteau de l'astéroïde, au contact de
la graine de Fer-Nickel, là où les conditions sont les plus
strictes. L'étude des roches ultramafiques à caractère basique, comme les gabbros, permet peut-être une extrapolation. Imaginez quelques réactions chimiques quelque peu " anthropomorphiques " reste une gageure car les paramètres régissant ces réactions sont vraiment inhabituels pour le chimiste. De telles réactions chimiques à l'état fondu dans des conditions aussi sévères n'ont pas été expérimentées. Leur caractère ionique doit être prononcé. On peut imaginer un bilan du genre
: 2FeO + SiO2 Fe2SiO4 (Fayalite) alors que MgO reste en complétion
pour former la forstiérite Mg2SiO4. Lors du refroidissement progressif et extrêmement lent de la partie inférieure du manteau de l'astéroïde différencié, l'olivine est l'un des premiers mentaux qui cristallise, ce qui déplace l'équilibre préexistant. Il s'ensuit des modifications de compositions de cette zone avec appauvrissement en silice. On peut aussi envisager que les mouvements de convection remontent ces silicates vers une région du manteau plus riche en SiO2, MgO et CaO. Il s'ensuit de nouvelles modifications géochimiques, les ions Mg2+ se substituant partiellement ou totalement aux ions Fe2+ : 2Mg++ + Fe2SIO4 (Fayalite) à Mg2SiO4 (Forstiérite) + 2Fe++. La forstiérite elle-même n'est pas stable en présence d'un excès de SiO2. : Mg2SiO4 (Forstiérite) + SiO2 à Mg2Si2O6 (enstatite). Cette dernière réaction est aussi donnée à titre d'exemple, pour montrer une origine possible de l'enstatite, l'un des pyroxènes trouvés dans les météorites pierreuses.
|
||